Pourquoi les végéta*iens ne mangent-ils pas de poisson ?

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Et oui cher lecteur, aujourd’hui je viens faire tomber une idée reçue : le vegan et le végétalien, mais aussi le végétaRien de base ne mangent pas de poisson ! (Pour une définition précise de ces termes, je t’invite à consulter cet article : Végétarien, végétalien, vegan… Qui est qui, dans l’histoire ?) Alors si tu as en face de toi quelqu’un qui se dit « végétarien » alors qu’il est en train de manger un fish and chips, tu peux lui faire avaler ses frites par le nez de ma part, s’il te plaît ?

C’est vrai que cette croyance persiste. Moi même quand je dis que je suis vegan, on me répond souvent : « Mais tu manges juste du poisson alors ? ». Et je ne suis pas la seule !

À ça je réponds gentiment que les poissons ne sont pas des légumes ! (Certains humains, par contre,…)

Franchement, je trouve qu’on ne parle pas assez des poissons, qui sont pourtant des animaux au même titre que les animaux terrestres : ils ressentent des émotions (dont la souffrance fait partie…), et perçoivent, ce qui leur permet entre autres de communiquer entre eux. Et ça, on l’oublie souvent… À croire que tout le monde s’en fish !

Aujourd’hui, tu vas donc apprendre tout plein de choses sur les poissons, qui justifieront en même temps le fait que les végéta*iens et les vegan n’en consomment pas !

Les poissons ressentent les sensations et ont des sentiments comme les animaux (que nous sommes)

Non, tu ne rêves pas, je suis bien en train de te comparer à un pois’caille visqueux ! Et pour cause : le système nerveux des poissons est constitué des mêmes récepteurs à la douleur que nous, tandis que des études ont montré que dans un environnement stressant, ils produisent une quantité importante d’adrénaline, et leur fréquence cardiaque et leur respiration s’accélèrent. Ils ressentent donc la peur. D’autre part, les poissons ont des sens très développés (notamment la vue, le goût, le système olfactif, et le toucher), certains plus que nous puisqu’ils sont beaucoup plus sensibles aux ondes et aux champs électriques !

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Les poissons sont dotés d’une forme d’intelligence

Je pense notamment au fait qu’il a été démontré que les poissons sont capables de reconnaître et éviter les hameçons et autres pièges (filets…) à force de voir leurs congénères se faire prendre…

Certains poissons ont plus d’amis que toi

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Pour communiquer, les poissons produisent des sons divers (d’ailleurs, les poissons-clowns comme Nemo papotent en claquant des dents : Disney nous a menti !), et ce, en fonction de ce qu’ils vivent (menaces, stress, douleur,… ou tout simplement pour discuter !).On leur a ainsi découvert une vie sociale très importante !


Ça, c’était pour les informations générales sur le mode de vie des poissons. Maintenant, je vais te parler de la pêche, et de l’élevage de poissons.

La pêche en tant que « loisir »
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Qui ne connaît pas un pêcheur, à la recherche des plus grosses carpes ou encore de la plus appétissante truite de rivière ? L’activité pourrait sembler pacifique (il était facile celui-là…), surtout si le pêcheur en question relâche l’animal après ! Mais une fois pêché, il faut rappeler le fait que non seulement le poisson panique de manière extrême et douloureuse (il ne peut plus respirer et s’agite donc dans tous les sens), mais a aussi  la gueule définitivement perforée par l’hameçon. Beaucoup d’entre eux (40%) meurent une fois relâchés, soit parce que l’hameçon est resté accroché aux branchies leur permettant de respirer, soit parce qu’ils l’ont avalé (l’hameçon arrache alors l’intérieur de l’estomac des poissons lorsqu’ils se  débattent). Ils agonisent donc, parfois longtemps, et finissent par mourir puisqu’ils ne pouvaient plus se nourrir, se déplacer ou tout simplement respirer suffisamment…

En outre, on n’oublie pas la pêche dite « au vif », pratiquée par 10% des pêcheurs, dont le principe est d’utiliser d’autres poissons comme appâts, qu’on crochète par le dos, les lèvres ou… les yeux. (voir photo)

Finalement, entre la pêche et la chasse, il n’y a pas d’activité plus barbare qu’une autre ! Ne perds pas à l’esprit que les poissons ressentent tout autant les sensations et les sentiments…

La pêche à l’échelle industrielle

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À cette échelle, on ne parle pas de 3 ou 4 poissons pêchés par un week-end par jour, mais bien de milliards de poissons tués chaque année. À vrai dire, on n’a pas de chiffre exact (même s’il dépasse plusieurs centaines de milliards), puisque les hommes ne comptent pas les poissons pêchés en nombre mais en poids : 80 à 100 millions de tonnes de poissons seraient ainsi extraits des mers par an avec cette méthode. Et là, leur agonie est encore plus pénible (pire que pire, ça existe!). Cela est dû à la méthode de la pêche commerciale : les poissons restent parfois plus de 20h dans les filets où ils meurent étouffés plus ou moins vite, écrasés par les autres et les éventuels déchets pris dans les filets. De plus, puisque les poissons sont pêchés en profondeur, par le phénomène de décompression qui a lieu trop rapidement lors de la remontée à la surface, leurs yeux sortent de leurs orbites, leur vessie explose, et leur œsophage, avec leur estomac, sortent par leur bouche… (voir photo)

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Une fois que le filet est jeté et vidé sur le bateau de pêche, les poissons sont triés : ceux qui « n’ont pas eu la chance » de mourir dans le filet sont alors accrochés pour être vidés et/ou congelés vivants…

Il est à noter que le phénomène de « surpêche » (dont la pêche industrielle est le principal responsable) est de plus en plus visible dans le monde à tel point qu’à cette heure il menace plus de 40% des espèces de poissons d’extinction !

L’élevage de poisson (ou pisciculture)

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En voilà encore une autre, d’invention barbare de l’homme ! C’est d’ailleurs de la pisciculture que provient la majorité du saumon consommé aujourd’hui (notamment le saumon d’Ecosse, de Norvège ou encore d’Irlande…). Dans ce cas, la torture est infligée au poisson de sa naissance à sa mort. En effet, ils vivent dans des endroits où leur bien-être passent largement après la rentabilité et l’argent que peuvent en tirer les producteurs : bassins artificiels, ou des sortes de cuves/citernes… Littéralement tassés dans ces espaces réduits, ils ne peuvent que très peu bouger : d’un côté ils grossissent plus vite, mais d’un autre, ils prendront plus de gras que de muscle, et puisqu’ils seront très stressés, leur organisme va considérablement être altéré ! La « qualité de la chair de poisson produite » est d’autant moins bonne que l’alimentation des poissons d’élevages reste parfois douteuse (farines et huiles animales…), et qu’aujourd’hui le recours à la transgénèse est fréquent (les saumons OGM étant le cas le plus connus, voir photo).

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Enfin, petit détail (qui n’en est finalement pas un) : les poissons détenus dans les aquariums.

L’aquariophilie :

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Si aujourd’hui on a enfin interdit la possibilité de gagner des poissons rouges dans les fêtes foraines, on peut encore trouver des poissons à acheter dans toutes les animaleries. On ne s’en rend parfois pas compte, mais les poissons restent enfermés dans un tout petit espace (alors qu’ils disposent d’un environnement très vaste à l’état « sauvage »), qui n’est alors généralement pas adapté à leurs besoins (différence de température, de pH, ou encore absence de proies et/ou végétaux dont ils se nourrissent d’ordinaire…), ennuyeux (avec en tête l’image du poisson rouge qui tourne dans son bocal) et particulièrement stressant : bruits, absence ou présence irrégulière de lumière,… Plus barbare encore : dans les animaleries, on injecte fréquemment à ces poissons des substances chimiques les rendant colorés et/ou fluorescents… Sympa, non ? Au final, 90% des poissons destinés à finir dans un aquarium meurent avant. C’est dire si les conditions dans lesquelles ils doivent survivre ne sont pas adaptées !

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Pour conclure :

  • Les poissons sont des animaux (comme nous), et ressentent des émotions (comme nous). Et cela vaut aussi pour les crustacés et les mollusques !
  • La pêche, au même titre que la pisciculture et l’aquariophilie, en plus de tuer des êtres vivants, est donc une réelle torture infligée à ces animaux.
  • Même si l’homme a remarqué que le poisson se débattait comme un fou lorsqu’on le sortait de l’eau, ce qui manque à tous les poissons, c’est la voix. Il faut croire que seuls les animaux terrestres hurlant de souffrance dans les abattoirs sont « considérés » (et encore, puisqu’avec les scandales récents, on a bien vu que ces derniers n’étaient pas toujours inconscients lorsqu’on les tuait…).

Plus d’informations sur le site de L214 qui propose des vidéo-reportages concrets sur ce sujet ! 🙂


Voilà donc, pourquoi je ne consomme pas de poisson : le poisson est un animal à part entière, et je ne cautionne pas la souffrance animale.

Mais la question qui se pose alors est : par quoi remplacer le poisson ?

D’un point de vue nutritionnel, le poisson est riche en protéines et en bonnes graisses (notamment les omégas 3). Les oléagineux (comme les amandes), le sont également ; ils ne sont pas la seule source végétale de protéines et d’omégas 3 cependant (huile de colza, huile de soja…) ! Ne plus manger de poisson n’entrainera aucune carence du moment que l’alimentation reste équilibrée (pour la notion de besoin en protéines, voir mon article « Tu m’enquiquines avec tes protéines! (Bienvenue dans une société trop protéinée)« ).

Au niveau du goût, le poisson peut-être remplacé :

  • par certaines algues (qui apportent le goût iodé caractéristique de poisson : normal, il s’en nourrit !)
  • par l’igname (un tubercule, notamment utilisé pour les « crevettes végétales », voir photo)
  • par certains arômes végétaliens (utilisés notamment par certaines marques comme Vbites, qui vend des « simili-carnés » de poisson, trouvables sur le site Un Monde Vegan et autres magasins spécialisés)

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C’est qui l’expert en poisson maintenant ? C’est toi ! Tu disposes donc désormais d’informations supplémentaires (mon dernier article étant sur le miel) qui j’espère t’aideront à avoir une prise de conscience (si tu envisages de changer ton mode d’alimentation voire de vie). 🙂 En tout cas je ne suis pas là pour te dire quoi faire, ni même pour te juger ! Mais je t’encouragerais volontiers dans ta démarche pour transiter vers le végéta*isme/veganisme si c’est ton choix ! 😉

Je t’invite à partager cet article s’il t’a plu et si tu souhaites sensibiliser ton entourage sur le sujet ! Pour être tenu(e) au courant de mes prochains articles, tu peux t’abonner à mon blog et/ou mettre un j’aime sur ma page Facebook Sans foie ni l’oie. 😀 Si tu as des questions, n’hésite pas à me les poser en commentaire !

À bientôt pour de nouvelles révélations ! :p

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